MaPrimeRénov a connu une année 2025 agitée. Suspendue au 1er janvier, réouverte le 23 février 2026, remodelée dans ses critères. Si vous envisagez des travaux de rénovation énergétique, voici ce qu’il faut savoir pour ne pas passer à côté de cette aide.
Ce qui a changé depuis février 2026
Le dispositif est de nouveau accessible à tous les propriétaires, qu’ils occupent leur logement ou qu’ils le louent. Les principales évolutions concernent le recentrage sur les rénovations d’ampleur : l’État pousse désormais les bouquets de travaux plutôt que les gestes isolés.
Concrètement, les « mono-gestes » — changer juste sa chaudière ou isoler uniquement les combles — restent possibles mais sont moins bien financés qu’avant. Pour obtenir le maximum d’aide, il faut combiner au moins deux types de travaux (isolation + chauffage, par exemple) et viser un saut d’au moins deux classes énergétiques sur le DPE.
Quels travaux sont éligibles ?
La liste reste large. Les principaux postes financés sont :
- Isolation : murs par l’intérieur ou l’extérieur, combles, planchers bas, toiture-terrasse
- Chauffage décarboné : pompe à chaleur air-eau, chaudière à granulés, système solaire combiné, poêle à bois ou granulés
- Fenêtres : remplacement de simple vitrage par du double ou triple vitrage (plafonné à un certain nombre par logement)
- Ventilation : VMC double flux
- Eau chaude : chauffe-eau thermodynamique ou solaire
En revanche, les climatisations réversibles, les chaudières gaz (même à condensation) et les travaux purement esthétiques ne sont pas pris en charge.
Combien vous pouvez toucher
Les montants dépendent de vos revenus et de l’ampleur des travaux. Le barème distingue quatre catégories de ménages : très modestes, modestes, intermédiaires et aisés.
Pour une rénovation d’ampleur (saut de deux classes DPE minimum), l’aide peut couvrir jusqu’à 90 % du coût des travaux pour les ménages très modestes, dans la limite de 70 000 euros HT. Pour un ménage aux revenus intermédiaires, comptez plutôt 45 à 60 % de prise en charge.
Pour un geste isolé — par exemple l’installation d’une pompe à chaleur — l’aide varie de 2 000 à 5 000 euros selon les revenus.
La démarche à suivre
Première étape : créer un compte sur le site officiel maprimerenov.gouv.fr et vérifier votre éligibilité. Ensuite, il faut faire réaliser un audit énergétique par un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). C’est obligatoire pour les rénovations d’ampleur et c’est cet audit qui détermine les travaux les plus pertinents.
Important : les travaux doivent être réalisés par des artisans certifiés RGE. Si vous faites vous-même ou si vous choisissez un artisan non certifié, vous perdez l’aide. Vérifiez la certification sur l’annuaire officiel france-renov.gouv.fr avant de signer le devis.
Les pièges à éviter
Ne signez jamais de devis avant d’avoir déposé votre dossier en ligne. Les travaux démarrés avant la validation du dossier ne sont pas pris en charge. Méfiez-vous aussi des démarcheurs qui promettent des « rénovations à 1 euro » ou des prises en charge totales : ces offres n’existent plus et cachent souvent des arnaques.
Enfin, pensez à cumuler les aides. MaPrimeRénov est cumulable avec les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE), l’éco-prêt à taux zéro (jusqu’à 50 000 euros sur 20 ans) et la TVA à 5,5 % sur les travaux d’amélioration énergétique. Au total, vous pouvez réduire votre reste à charge de manière significative, même avec des travaux d’isolation conséquents.
